Admission thérapie enfant et adolescent
Formulaire d'admission complète par le représentant légal pour les mineurs dans les cabinets de psychothérapie suisses. Couvre l'historique développement, le contexte scolaire, les motifs de consultation et le consentement parental selon l'art. 296 CC et la nLPD.
En thérapie de l'enfant et de l'adolescent, tout passe par une question que la thérapie adulte n'a jamais à poser : qui a le droit d'y consentir. Si la réponse est erronée, l'anamnèse développementale, le contexte scolaire et le motif d'orientation reposent tous sur un consentement qui ne tient pas. Ce formulaire place la question de l'autorité parentale en premier et le tableau clinique en second — l'ordre dans lequel le droit procède.
Vérifier l'autorité parentale avant la première séance
Selon l'art. 296 CC, lorsque les parents exercent conjointement l'autorité parentale, tous deux doivent en principe consentir à un traitement psychologique pour un mineur. Le secret professionnel du thérapeute s'applique au titre de l'art. 321 CP et les données sont traitées selon la nLPD. En cas de soupçon fondé de mise en danger de l'enfant, les obligations cantonales d'annonce s'appliquent.
Qui a le droit de consentir
L'autorité parentale est régie par les art. 296 ss CC. L'autorité conjointe suppose le consentement des deux parents ; l'autorité exclusive permet à un seul de consentir. Le problème pratique est qu'un formulaire ne peut pas savoir dans quelle situation il se trouve, et qu'un parent qui remplit une admission ne signalera pas toujours spontanément que l'arrangement est contesté. Beaucoup de praticiens suisses exigent donc, avant le début du traitement, soit la signature des deux parents, soit une décision judiciaire confirmant l'autorité exclusive — et le vérifient comme une étape distincte plutôt que de le déduire du formulaire.
Ce que ce formulaire recueille
- Données personnelles et date de naissance de l'enfant
- Coordonnées du représentant légal et régime de l'autorité parentale
- Anamnèse développementale (grossesse, étapes du développement, petite enfance)
- École, degré scolaire et situation scolaire actuelle
- Description des préoccupations du point de vue du représentant légal
- Antécédents de prise en charge psychologique ou psychiatrique
- Diagnostics médicaux pertinents et médication en cours
- Composition familiale et événements de vie significatifs
- Consentement parental à la thérapie et au traitement des données
Pourquoi l'anamnèse développementale porte le poids diagnostique
Chez l'adulte, l'anamnèse est un contexte. Chez l'enfant, elle est souvent le constat lui-même. Le respect des étapes du développement, d'éventuelles complications à la naissance, des séparations précoces ou des antécédents médicaux significatifs modifient la lecture du motif d'orientation — de même que la situation scolaire, où la difficulté a fréquemment été repérée en premier et où elle est actuellement mesurée. Un représentant légal qui remplit cela chez lui, avec le temps de vérifier des dates et de consulter l'autre parent, produit une meilleure anamnèse que les mêmes questions posées de part et d'autre d'un bureau dans les vingt premières minutes.
La confidentialité lorsqu'il y a trois personnes dans la pièce
Le secret professionnel de l'art. 321 CP s'applique à l'enfant, et les parents disposent d'un droit à l'information sur le traitement de leur enfant. Ces deux exigences tirent en sens contraire, et la résolution n'est pas juridique : c'est un accord thérapeutique conclu explicitement au départ. Beaucoup de thérapeutes suisses négocient un accord de transparence avec l'enfant et les parents ensemble : ce qui sera partagé, ce qui ne le sera pas, et ce qui changerait la donne. En convenir à la première séance est nettement plus simple que de l'improviser à la dixième.
Là où l'obligation d'annoncer prime le secret
Les obligations cantonales d'annonce s'appliquent en cas de soupçon fondé de mise en danger de l'enfant et, dans des circonstances définies, priment le secret professionnel. C'est l'un des points qu'un accord de transparence doit nommer explicitement, car un enfant qui découvre cette exception au moment où elle est appliquée la vit comme une trahison et non comme une limite.
Le mettre en place
Utiliser ce modèle
Copiez-le dans votre tableau de bord — l'anamnèse développementale, le contexte familial et le consentement parental sont déjà structurés.
Ajouter votre cabinet et votre canton
Insérez le nom de votre cabinet et les formulations de consentement propres au canton que votre association exige.
L'envoyer au représentant légal avant l'admission
Partagez le lien avant le premier rendez-vous pour que l'anamnèse soit remplie documents en main et en concertation avec l'autre parent.
Confirmer séparément l'autorité parentale
Avant la première séance, vérifiez que le parent qui consent détient l'autorité au sens de l'art. 296 CC — le formulaire consigne la déclaration, il ne la vérifie pas.
Questions que posent les praticiens
À quel âge un jeune peut-il consentir sans ses parents ?
Il n'existe pas d'âge légal fixe pour consentir à une thérapie en Suisse ; la capacité se développe progressivement avec l'âge et la maturité. Beaucoup de praticiens associent les adolescents au processus de consentement aux côtés de leurs parents dès environ 14 ans — c'est une appréciation clinique portant sur ce jeune, non une règle transposable d'un cas à l'autre.
Un parent peut-il consentir si l'autre s'y oppose ?
Uniquement s'il détient l'autorité parentale exclusive. En autorité conjointe, les deux doivent consentir, et un désaccord entre parents ne se résout pas en acceptant la signature qui se présente. Demandez un document attestant le régime applicable.
Consultez notre cas d'usage pour les cabinets de thérapie et de santé mentale, le modèle de consentement et de règles de la pratique qui accompagne cette admission, et notre guide sur le consentement éclairé à l'ère numérique.